Hommage à Simone Vierne, par Chao-Ying Durand-Sun 7


Hommage à Simone Vierne en quelques lignes

Simone Vierne

1. Simone Vierne

En ce début glacial de l’Année 2016, j’ai appris avec grande tristesse le décès de notre très chère amie et éminent Membre d’Honneur de l’AAGD, Simone Vierne (voir photo 1), qui aurait dû fêter ses 84 ans cette année.

Colloque de Cerisy (1991), de g. à d. D.Chauvin, G.Durand, S.Vierne, H.Leroux, G.Bosetti

Colloque de Cerisy (1991), de g. à d. D.Chauvin, G.Durand, S.Vierne, H.Leroux, G.Bosetti

Je me rappelle très bien ma première rencontre avec elle lors du Colloque de Cerisy organisé par Michel Maffesoli en été 1991, qui a rassemblé un grand nombre d’amis, collègues et disciples de Gilbert Durand, dont une belle équipe grenobloise (voir photo 2).

3. Colloque au CRI de Grenoble, de g. à d. G. Durand, S. Vierne et A. Chemain

3. Colloque au CRI de Grenoble, de g. à d. G. Durand, S. Vierne et A. Chemain

La célèbre Professeur de l’Université Stendhal Grenoble III et grande spécialiste de Jules Verne et du roman initiatique, qui a dirigé avec brio le fameux CRI après la retraite de Gilbert Durand en 1982, venait de prendre à son tour sa retraite. Et puis, j’ai eu l’occasion de la revoir lors de nombreux colloques organisés par le CRI de Grenoble (voir photo 3) dans les années 90 du siècle dernier. Je l’ai revue également avec joie à l’Université de Nice lors du colloque organisé en 2001 par nos amis Arlette et Roger Chemain. Elle était si chaleureuse et généreuse envers les jeunes étudiants et chercheurs, et je garde de très bons souvenirs d’une professeur émérite sympathique, dynamique et joyeuse.

Visite au château de Novéry (1993), de g. à d. S. Vierne, D. Rocha Pitta, D. Chauvin et G.Durand

Visite au château de Novéry (1993), de g. à d. S. Vierne, D. Rocha Pitta, D. Chauvin et G.Durand

En décembre 1993, en compagnie des Professeurs Danièle Chauvin et Danielle Rocha-Pitta, elle est venue nous rendre visite au château de Novéry (voir photo 4), c’était Gilbert qui a préparé lui-même un repas chasseur, avec du sanglier et de la polenta… Je n’oublierai jamais ces délicieux moments d’amitié et d’échange conviviaux et intenses…

Lors de la première Assemblée Générale de l’AAGD le 1er juin 2013, dans le Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Chambéry, j’ai eu la grande joie de la revoir parmi nous (voir photo 5), je la trouvais toujours en bonne forme, toujours souriante et chaleureuse, malgré ses ennuis de santé, et j’ai été très touchée par son fidèle soutien et sa grande générosité.

1ère A.G. de l’AAGD à Chambéry (2013), de g. à d. S. Vierne et A. Chemain

1ère A.G. de l’AAGD à Chambéry (2013), de g. à d. S. Vierne et A. Chemain

Je regrette profondément son départ si brusque, et je souhaite de tout coeur bon voyage et bonne route à notre très chère amie et digne « messagère », qui aimait tant le voyage et qui aimait tant écrire sur le voyage, qu’il soit « sentimental » ou « initiatique »!

Pour finir, je me permets de joindre un extrait du texte de Gilbert Durand qui rendait un hommage vibrant à sa chère amie, collègue et collaboratrice, dans un recueil collectif qui rendait hommage à Simone Vierne (voir Couverture de l'ouvrage Recherches et Travaux Le Voyage sentimental Hommage à Simone Vierne).Couverture_Hommage_a_SV

Et je tiens à remercier chaleureusement tous les ami(e)s qui ont bien voulu partager notre tristesse et témoigner leur sympathie.

Chao-Ying Durand-Sun
le 23 janvier 2016, château de Novéry, Haute-Savoie

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7 commentaires sur “Hommage à Simone Vierne, par Chao-Ying Durand-Sun

  • Alain Verjat

    J’ai connu Simone en 1978, à Cerisy, lors du colloque Jules Verne. Ce fut une sorte de coup de foudre amical, intellectuel, fondateur d’une collaboration qui est restée très féconde au fil des ans. C’est elle qui nous ouvrit les portes de Gilbert Durand et de l’imaginaire, des colloques du Vri auxquels nous assistions religieusement chaque année, elle qui, avec Gilbert, tint sur les fonds baptismaux le Cri de Barcelone, qui l’encouragea, et le fit grandir au fil des rencontres et des colloques. Ce sont donc presque quarante années de concert, où la générosité et l’amitié valsient bien leur pesant de savoir. Nous sommes nombreux en Espagne à lui devoir beaucoup. Et nous sommes tristes et un peu perdus de la savoir soudain distraite à notre affection admirative, tandis que se drapant élégamment dans l’écharpe d’Iris, elle règne désormais de l’autre côté du miroir.

  • DURAND Yves

    Yves DURAND
    Simone VIERNE était parmi nous à la première assemblée de l’ AAGD du 1er juin 2013. A l’image de nos participations initiales aux travaux du CRI j’ai éprouvé une grande joie lors de cette nouvelle rencontre. Retour au passé du CRI “chambérien” ? Sans doute ; car ce fut une époque d’une grande richesse relationnelle et créative où émergèrent les travaux fondés sur les SAI de notre Maitre Gilbert DURAND. Je pense en particulier à l’article de Simone “Les refuges dans les romans de Jules Verne” (Circé, Cahiers du Centre de Recherche sur l’Imaginaire N°2, Centre Universitaire de Savoie, 1970) où son texte passionnant est complété par une iconographie merveilleuse en accord avec le “structuralisme figuratif” que nous souhaitions tous illustrer dans nos travaux. Par la suite – au delà, à Grenoble III – Simone m’a chargé de développer auprès de ses étudiants un enseignement fondé précisément sur la reconnaissance figurative de leur propre imaginaire compris selon la théorie des SAI. Chambéry/Grenoble . Le CRI est fondé sur un symbole. Simone VIERNE l’a incarné au plus haut point. Nous ne l’oublierons pas.

  • Philippe Walter

    On m’a annoncé la nouvelle hier. C’est bien triste. Encore un visage ami que nous ne verrons plus.

    Je ne la connaissais pas très bien car, quand elle a pris sa retraite en 1989 (année de mon arrivée à Grenoble), elle avait pris aussi un peu de distance avec la désormais défunte Université Stendhal. Je la voyais assez rarement mais chaque fois que je discutais avec elle, je sentais bien son attachement à la cause de l’Imaginaire (il faut dire qu’avec Jules Verne, elle avait un excellent guide). Je sentais aussi un enthousiasme intact, malgré le poids des années et la difficulté de vivre quand on n’a plus quarante ou même soixante ans.

    Simone Vierne faisait partie de la première génération du CRI, celle des conquérants. Avec elle, c’est aussi une part de l’épopée grenobloise du CRI qui s’efface.

    J’ai toujours tenu à ce que son nom figure sur la page officielle de la revue IRIS (car c’est elle qui l’avait fondée).

    Elle a pris maintenant le chemin irisé de l’arc-en-ciel. Mais elle qui était une spécialiste des voyages, elle nous rappelle que nous sommes tous des voyageurs sans bagages !

    En union de pensée avec vous

    Bien amicalement

    Ph W

  • Jean-Michel Hétru

    J’apprends le décès de Simone Vierne. Lors de la journée chambérienne en octobre 2014, j’avais glané quelques nouvelles la concernant. Elle rencontrait des problèmes de santé et je me disais que lors du cinquantenaire du CRI, ce serait une agréable surprise de la revoir. Elle avait été mon directeur de thèse et outre sa grande générosité, je conserve d’elle ce parfum rousseauiste qui lui faisait accompagner l’étudiant tout en le laissant libre. Elle avait d’ailleurs accepté de prendre sous son aile un travail sur le cinéma à une époque où cet art était laissé sur les bas-côtés universitaires : sans elle, je n’aurais sans doute pas mené à bien la réflexion sur l’image et l’imaginaire comme je voulais la développer.
    Je m’associe de tout coeur à la douleur de sa famille et à la peine de ceux qui l’ont connue et estimée.
    Jean-Michel Hétru

  • Danielle Perin Rocha Pitta

    Tout départ est bien triste. Celui de Simone Vierne nous renvoie aux temps premiers du CRI, à son appui constant à Gilbert Durand.
    Au nom des CRIs du Brésil, 76 en ce moment, nous la remercions pour son œuvre précieuse et pour son existence qui nous a tous enrichis. Tous nos sentiments à sa famille et ses amis. Que les Orixas l’accompagnent.

  • Jean Pierre Sironneau

    J’ai rencontré très souvent Simone Vierne à l’occasion de tous les manifestations et colloques du “Centre de Recherche sur l’Imaginaire”, depuis sa fondation en 1966 jusqu’à aujourd’hui, puisque Simone Vierne était encore présente en 2013 à la première Assemblée générale de l’Association des Amis de Gilbert Durand, dans le Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Chambéry, en Savoie. Par suite du décès prématuré de deux des fondateurs du C.R.I., Léon Cellier, le maître de Simone Vierne, et Paul Deschamps, on peut dire que Simone Vierne a été, avec Gilbert Durand, la principale animatrice de ce Centre, dont elle a été pendant plusieurs années la directrice. Elle s’esr particulièrement illustrée par ses travaux sur le romantisme français, mettant en lumière la dimension initiatique du roman à cette époque: ses travaux sur Jules Verne, bien sûr, mais aussi sur George Sand ou Victor Hugo, font autorité en la matière; en témoigne sa présence à de nombreux colloques nationaux ou internationaux sur ces questions. Nous ressentons tous douloureusement sa disparition. Pour ma part, je garderai longtemps en mémoire sa disponibilité, son dévoument, sa gentillesse.
    Jean Pierre Sironneau

  • Oscar Pfouma

    Je suis triste d’apprendre la nouvelle de la disparition de Simone Vierne. Elle fut ma directrice de thèse à l’Université Grenoble III (1986). Je partage la peine et la douleur des siens et de toutes celles et tous ceux qui l’ont connue, aimée et admirée.
    Mpfouma Bopoungo (Nom de plume : Oscar Pfouma).